La Montérégie regroupe plus de 18,0 % de la population, des travailleurs et des investissements au Québec. Elle rassemble également entre 15,0 % et 17,0 % des mises en chantier et des ventes de maisons existantes. De plus, elle s’est récemment distinguée avec la création de 45 100 emplois entre 2001 et2006 (+77 400 emplois à Montréal). Pour toutes ces raisons,elle est la deuxième en importance parmi les autres régions administratives.
Le dynamisme de la région est alimenté par différents facteurs, dont, entre autres, la proximité de Montréal, l’arrivée de nouveaux immigrants, la diversité d’entreprises axées sur les technologies de pointe et le développement du potentiel récréotouristique. L’étalement urbain croissant, combiné àl’expansion de parcs industriels sur l’ensemble du territoire de la Montérégie, contribueront aussi à soutenir la croissance économique. Le poids de la région à l’échelle provinciale s’en suivra donc bonifié. À cet effet, l’augmentation annuelle du PIB nominal devrait se chiffrer entre 3,0 % et 3,8 % pour 2007 et 2008, regroupant ainsi près de 15,0 % de l’économie du Québec.
L’importance de la démographie est l’une des cartes maîtresses de la croissance économique de la région. D’une part, la formation de ménages, le vieillissement de la population et l’arrivée d’immigrants ont des effets ou des répercussions favorables sur la vigueur du secteur résidentiel (mises en chantier et reventes). D’autre part, les divers besoins de consommation augmentent. Par exemple, les centres commerciaux prennent de l’expansion. Les secteurs public et privé collaborent ensemble pour satisfaire la demande de services culturels, sociaux (centres d’hébergement, garderies, etc.) et de loisirs. De plus, la gestion des actifs financiers des ménages et le boum du marché del’habitation favorisent la demande de services financiers, d’assurances et d’immobilier.
La diversité des entreprises, notamment dans les technologies de pointe est aussi un atout de taille pour la Montérégie. La présence de grandes compagnies axées sur la transformation d’aliments, de même que la fabrication de produits aéronautiques, métalliques, électroniques et informatiques amplifient le besoin de main-d’œuvre manufacturière qualifiée. Elle mise également sur le support de services professionnels, scientifiques et techniques pour superviser les projets de recherche, de développement et d’innovation. En effet, l’accroissement de la productivité et la création de créneaux d’excellence demeurent la première préoccupation des entreprises afin de se démarquer d’une concurrence toujours de plus en plus forte. Notons que les services administratifs sont aussi en croissance. Leur expertise est fort appréciée, notamment dans la gestion d’entreprises, le marketing et la prospection de nouveaux marchés de commercialisation.
À l’image de la région des Laurentides, la Montérégie met tout en oeuvre pour faire connaître ses différents attraits touristiques. Elle se distingue, entre autres, par ses multiples circuits de découverte (route des vins, patrimoine historique, galeries d’art, patrimoine religieux, etc.). L’agrotourisme, les jeux d’aventure, les théâtres, le golf et les stations de ski sont d’autres exemples qui permettent à la région de se distinguer. Bien que les principaux intervenants en Montérégie misent en priorité sur la clientèle régionale et sur le tourisme d’affaires (congrès, événements spéciaux, etc.), la qualité des attraits offerts peut satisfaire les voyageurs provenant de l’extérieur de la province.
Contrairement aux régions situées en périphérie nord de Montréal (Laval, Lanaudière et les Laurentides), la dépendance de la Montérégie en regard de la Métropole est beaucoup moins forte. Son poids démographique et la diversité de son secteur industriel lui donnent, de plus en plus, une identité propre. La position géographique de la région (proximité des marchés ontarien et américain) lui ouvre également des marchés d’exportation. L’ensemble de ces facteurs devraient donc permettre à l’Indice de développement économique de reprendre une tendance à la hausse. En2005, il se situait à 100,6, comparativement à 102,1 en 2001.
Source : Le Mouvement Desjardins.
lundi 23 février 2009
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